lundi 3 mars 2014

Doit-on intégrer une entreprise comme on intègre une famille ?

Les pots de départ. Il y a des rires, des pleurs... Rentrer dans une structure, ce n'est pas juste se défaire des émotions qui nous caractérisent, c'est aussi faire entrer ses qualités (et ses défauts) : son humanité !

De là à croire qu'une entreprise est comme une famille, certaines d'entre elles ont décidé de franchir le pas. Ainsi, pour Volkswagen, dont le crédo est de vendre "la voiture du peuple", l'intégration apparaît comme une évidence. Cependant, cela n'a pas toujours été de mise. Selon Flavia ACCORSI, dans un article de 2001 intitulé Mon entreprise, mon autre famille ? :
"longtemps, l'entreprise a été présentée et voulue - héritage taylorien oblige - comme un lieu duquel émotions et sentiments étaient bannis. Comme si, une fois franchie la porte du bureau, l’individu transformé en fonction était prié de museler ses affects."
Sauf que le modèle taylorien a fait son temps : entre l'installation d'éléments funs (toboggans ou baby-foot) et l'amusement qui existe dans certaines structures comme Zappos, l'entreprise a révolutionné son fonctionnement. D'ailleurs, d'après un article de l'Express, Tony Hsieh, CEO chez Zappos, annonce qu'"il est très difficile de fournir un bon service si les employés qui en ont la charge ne sont pas heureux !".

La famille est donc devenue un modèle pour l'entreprise... J'ai souvent cette comparaison entre le couple et l'entreprise : on se séduit (lettre de motivation pour le candidat, annonce pour l'employeur), on se rencontre (entretien d'embauche, job dating), on se marie (contrat de travail)... et on divorce (licenciement ou fin de contrat) !

Trouver un juste milieu dans un monde où la crise ne permet plus de garder un emploi à vie est difficile. J'ai encore en mémoire les différents reportages de structures qui ferment et la détresse de ces employés qui disent qu'ils y sont restés 35 ans et qu'ils ne savent pas s'ils pourront à nouveau retrouver "une famille" comme celle-ci... Alors, utiliser le modèle familial pour l'entreprise peut paraître une excellente idée... à condition qu'elle sache se développer !

PS : Un grand merci à Pascale BAUMEISTER pour ses connaissances et sa gentillesse !

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