mardi 2 septembre 2014

Le temps de traitement d'une candidature n'est pas compatible avec le temps d'attente d'un candidat


"Si vous n'avez pas de nos nouvelles d'ici trois semaines, veuillez considérer que votre candidature n'a pas été retenue" (sic). Trois semaines. C'est le temps de traitement d'une candidature par l'entreprise. Cela fait très administratif, trois semaines, non ? Alors OK, vu le nombre croissant de candidatures, le temps de traitement est plus long. Mais est-on réellement sûr que la candidature a bien été traitée ? Qui nous dit que "quelqu'un" l'a lue ?

J'ai eu l'occasion d'assister à un atelier où l'on parlait de recrutement. La responsable du recrutement cherchait un vendeur et, en trois jours, a reçu 250 candidatures. Qu'a-t-elle fait ? Elle a pris les cinquante premières, elle a trouvé dix profils intéressants et les a convoqués pour un entretien... Et les 200 autres, me direz-vous ? Je n'ose vous le dire, mais vous vous en doutez bien ! Non traitées ! Même pas une réponse négative...

J'ai lu plusieurs articles traitant de la marque employeur de telle ou telle entreprise, fière d'avoir fait participer leurs salariés en interne ou d'avoir créé des vidéos montrant le quotidien de la structure. Or, l'écart observé entre cette "publicité" et la réalité peut être fatal : il se mesure dès l'expérience candidat ! Un dernier exemple : Un candidat postule à une offre via un jobboard. Au bout d'une semaine, il rappelle l'entreprise pour savoir où en est le processus de recrutement. La personne qui l'"accueille" au téléphone lui répond : "pour les relances de candidature, faites un mail. Nous ne faisons pas de réponse par téléphone.". Oups ! Certes, le temps de réponse voulu par le candidat est un peu court (une semaine), mais la réponse donnée est sans appel : le mail ne signifie pas que l'on vous répondra un jour... le téléphone si !

Le but est donc de répondre au candidat selon SON temps d'attente et non pas celui de l'entreprise ! Et ceci pose un problème dans le Onboarding. En effet, n'oubliez pas que votre marque employeur se mesure au taux de satisfaction de vos futurs employés... mais aussi de ceux que vous n'avez pas recrutés !

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